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Archives pour la catégorie ‘Auteurs en J, K, L’

LE FANU Joseph Sheridan – Carmilla

19/06/2012 28 commentaires

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Titre : Carmilla
Auteur : Joseph Sheridan LE FANU
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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En Styrie, Laura et son père vivent seuls dans un immense château. Ils recueillent une jeune demoiselle qui vient de subir un accident. Ils sont ravis d’avoir de la compagnie, et plus particulièrement Laura qui se morfondait dans sa jeunesse. Une relation dépendante va naitre entre les deux femmes ; Carmilla semble avoir une emprise totale sur Laura. Son père ne sait plus quoi faire pour sauver sa fille apathique qui se meurt à vue d’œil.

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)°º•. Laura est une jeune demoiselle relativement naïve mais attachante. Elle représente la blonde innocente par excellence. Elle se révèle très attirée par Carmilla, malgré les nombreux aspects négatifs de cette dépendance. Elle ne peut se détacher de son influence, au péril de sa propre santé.
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Carmilla est le cliché de la brune exaltée. Elle est néanmoins énigmatique et dangereuse. On se questionne d’ailleurs sur sa véritable identité ; et personnellement, j’aurai bien aimé savoir qui est sa mère, si elle existe vraiment ou si c’est un mirage.

L’une est l’opposé de l’autre, la lumière versus l’obscurité.

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)°º•. Ce court roman de 134 pages est à la première personne du singulier, Laura nous emmène dans sa vie ; le château qu’elle habite est éloigné de tout et les personnes aux alentours sont pétries de superstitions. C’est dans ce contexte qu’elle accueille sa nouvelle amie Carmilla.
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A la fois romantique et gothique, cette histoire propose surtout une métaphore de l’amour. Si on y décèle la thématique de l’homosexualité c’est avec beaucoup de sensualité. Œuvre majeure du XIXe siècle, tout était dans le non-dit et la suggestion ; on découvre d’ailleurs une histoire contée avec grands esthétisme et pudeur. Il n’y a pas d’effusion de sang.
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A l’époque de sa parution, le vampire était considéré comme « exotique » ; si « Carmilla » est un texte fondateur pour le mythe du vampire, il n’en demeure pas moins que ce vampire-ci ne pâtit pas trop du jour ni même de l’aspect religieux (grigri sur l’oreiller) ; il est évidemment très beau, se nourrit de sang, craint le pieu et son lieu d’attache reste un cercueil.
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S’il est moins connu que « Dracula », il a été tout de même écrit en 1871, soit 26 ans avant l’œuvre de Bram Stoker. Ce dernier y faisait d’ailleurs référence avec un clin d’œil que son éditeur a jugé mauvais pour son succès à venir.

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Une œuvre à lire pour découvrir un des premiers textes à l’origine du folklore vampirique. On se laisse facilement charmer par Carmilla et on prend un certain plaisir à lire ses actes et son mode de fonctionnement pour séduire sa proie.

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)°º•. Biographie

Joseph Sheridan Le Fanu (1814 – 1873) était un écrivain irlandais et l’un des auteurs majeurs du Fantastique. Malgré des études de droit, il n’exercera jamais au barreau de Dublin. Journaliste puis rédacteur en chef, il a publié bon nombre d’articles, de récits et de romans.

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Souvenir de lecture : Cherchez le cercueil.

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Au fil de mes lectures (La liseuse), Chaplum, La caverne d’Ankya, Les chroniques d’Isil, Les lectures de Cachou, Les livres de George, Mon coin lecture (Karine), Parchments of Sha’, Sous le feuillage (Lael), Vampirisme (Vladkergan), Voyager… Lire… (Cryssilda) en ont aussi dit quelques mots.

CITRIQ

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Hop voici ma dernière participation « au mois irlandais » de Cryssilda.

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Pics : #01 Carmilla par Florbe91 ; #02 Et mourir de plaisir par Maid-of-Orleans.

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LEOURIER Christian : Le Cycle de Lanmeur ~ Les contacteurs, intégrale tome 1

28/05/2012 15 commentaires

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Titre : Les Contacteurs (Le cycle de Lanmeur, intégrale tome 1)
Auteur : Christian LEOURIER
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut

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Lanmeur souhaite conquérir les planètes voisines en y dépêchant des personnes ambassadrices.

Twern a subi un atterrissage catastrophique dans la zone où il devait se rendre et il va devoir se mêler au peuple ; il rencontre Talhael le Conteur qui va déterminer la caste de cet « homme » improbable. Seulement, tout ne se déroule pas aussi facilement, enlevé par le saigneur Penkaur puis fait prisonnier par Branhaelle, Twern devra aussi répondre de sa plausible identité comme Penn’t Adébenn.

Quant à Akrèn, elle débarque sur la planète Nédim : seuls 300 colons lanmeuriens sont encore vivants sur les 4000 comptabilisés à cause de l’hiver. Les indigènes sont réduits à l’esclavage : la torpeur qui envahit la ville de Loed est malsaine. Elle fait partie d’une expédition vers le nord pour retrouver Gogleth, la ville enfouie. Le périple est une véritable galère et le plus dangereux n’est pas forcément où on le pense.

Ynis est devenue cette année l’épouse du vieux père, le fleuve Finllion. Elle va à la rencontre de sa réincarnation, le Vieux Saumon. Alors qu’elle est considérée et traitée comme une invitée de prestige, elle fait la connaissance des hommes oiseaux, en particulier de Stern ; et sa vie bascule.

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)°º•. Pour les personnages de ces trois romans ici présents, on se rend vite compte que l’adaptation des « contacteurs » aux populations est plus ou moins réussie. On se confronte souvent à des autochtones qui en savent plus long que ce que pense Lanmeur.
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Pour « Ti-Harnog », on se focalise sur Twern que j’ai beaucoup apprécié, sur Halvin mais aussi sur le Vieux Samildanach-qui-sait-tout et qui m’a bien surprise. Dans « L’homme qui tua l’hiver », aux côtés de Akrèn, on découvre Diaspad, Ennian et Innatroc entre autres et c’est assez déconcertant de voir qu’ils possèdent tous un secret. Enfin pour « mille fois mille fleuves », nous ne suivons pas les aventures d’un contacteur mais bien d’une native, Ynis. Là aussi, on ressent un certain trouble en la présence du Vieux Saumon, de Stern ou encore de Gwener.

Evidemment, il ne va pas sans dire qu’on croise aussi des Saigneurs, une troupe d’Horcs et même des artwenir – des animaux ressemblant à croisement entre la baleine et l’autruche… dotés d’un cou reptilien ( !) –.

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On comprend finalement que seul Lanmeur et son envie de colonisation comptent puisque les personnages secondaires disparaissent les un après les autres sans véritable explication et il faut que le lecteur s’en contente ; cela m’a été passablement difficile car je voulais comprendre.

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)°º•. Si la plume de Léourier est assez époustouflante, c’est bien dans la description sociétale des planètes. Chaque monde possède ses règles sociales, croyances et modes de vie qui lui sont propres.
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Pour « Ti-Harnog », les hommes sont tenus par la puissance de la Vérité alors que les femmes ont droit à l’insouciance, aux mensonges. Le concept de la murkéto – que je vous laisse découvrir – m’a été le plus bluffant. On se rend compte que les femmes d’un certain âge commencent à manger de la viande. Et très vite, on devine pourquoi.
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On s’aperçoit également que la société est hiérarchisée par le système des Castes. Le pouvoir des castes « montaient et descendaient l’échelle sociale selon les circonstances » (p.72) et leur importance au sein même de la société. Je peux en lister quelques unes : Naute, Guerrier, Forgeron, Charpentier, Tailleur, Justicier, Nourricier, Messager, Conteur, Connaisseur, Marchand ou encore Cultivateur.
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Lanmeur possède plusieurs représentants mais les habitants ont l’air pour certains d’être au courant ou tout du moins, vraiment suspicieux et pour d’autres déjà envahis (et bafoués). Ils portent cependant bien leur nom de colons dans « L’homme qui tua l’hiver » puisqu’ils pillent les planètes en plus d’asservir le peuple. Léourier nous montre aussi comment est vécu « le dogme du Rassemblement » et cela nous semble d’un seul coup, une moins bonne idée, dans le genre « allons évangéliser ces sauvages et au passage, récupérons toutes leurs terres et leurs richesses ».

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)°º•. Sous cette première intégrale appelée « Contacteurs », nous retrouvons trois romans : Ti-Harnog, L’homme qui tua l’hiver et Mille fois mille fleuves. Elle contient aussi des appendices avec poèmes et chansons, un entretien de Christian Léourier ainsi que sa bibliographie.
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Si cette réédition était très attendue des aficionados, j’ai été pour ma part assez désorientée de ne pas savoir où j’étais, ce que je voyais et dans quels buts cela m’était raconté. Si Léourier semble préférer le déroulement de ses histoires, les fins m’ont semblé un tantinet bâclées : je suis restée assez frustrée de ne pas savoir par exemple le fin mot concernant l’affaire du Penn’t Adébenn ou de voir la fin un peu facile à mes yeux de Mille fois mille fleuves.
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J’ai senti que Léourier semblait moins à l’aise dans les parties épiques puisque les scènes de batailles étaient peu convaincantes. Le suspense monte progressivement, mais parfois s’ensuit une débâcle progressive jusqu’à une fin devinable. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens et j’ai vraiment apprécié les ambiances – notamment le froid glacial de Nédim qui me faisait littéralement grelotter.
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Classée en space opera, cette trilogie ne se focalise pourtant pas sur les vaisseaux spatiaux peu présents ni même sur les objets futuristes – qui sont eux, absents. Je pense que je ne faisais pas partie de la cible voulue, adorée et attendue : je ne possède apparemment pas tous les codes SF attendu de la part du public pour découvrir cette œuvre et suis tout de même passée à côté.

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Ce cycle majeur de Christian Léourier a été écrit dans les années 80’s et 90’s. Sur trois mondes différents, l’auteur nous conte une histoire de conquête, d’amour et de mort. Le point d’honneur, à mon goût, se concentre sur une description vive et riche des univers. Lanmeur fait partie des incontournables français de Science-fiction, il serait bête de ne pas jeter un œil pour les amateurs.

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)°º•. Biographie
Né en 1948, Christian Léourier est écrivain en alternant des romans jeunesse et d’autres pour adultes généralement en Science Fiction.

Le cycle de Lanmeur, se compose comme suit :
Ti-Harnog, 1984,
L’homme Qui Tua L’hiver, 1986,
Mille Fois Mille Fleuves, 1987,
Les Racines De L’oubli, 1988,
La Loi Du Monde, 1990,
Les Masques du réel, 1991
La Terre De Promesse, 1994.

Pour lire les premières pages, vous pouvez vous rendre ICI.
La couverture – un peu effrayante pour moi est d’Eric Scala.

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Souvenir de lecture :  Penn’t Abédenn, un mythe ou… ?

Cette lecture commune a été réalisée en compagnie de Dup, Lune (livre 1, livre 2, livre 3) et de Phooka (livre 1, livre 2, livre 3).  Sur la bloggosphère, vous pouvez retrouver l’avis de Traqueur Stellaire (Guillaume44).
CITRIQ
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Les éditions Ad Astra est une petite maison aux grands livres.
Cette intégrale est victime de son succès, elle est actuellement en rupture de stock mais sa réimpression devrait être imminente.

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Pics : Couverture de l’intégrale tome 2 de Lanmeur par Eric Scala.

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LARUE Anne – La vestale du calix

26/04/2012 14 commentaires

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Titre : La vestale du calix
Auteur : Anne LARUE
Plaisir de lectureetoile 2 Livre à regrets

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Après un dur entrainement et des épreuves insupportables, Anna atteint le titre de Vestale. Celles qui ont échoué au concours deviennent des esclaves mais le nouveau statut d’Anna n’a rien d’enviable puisqu’elle ne vaut rien. Anna montre à son chevalier aimant Sergueï le très secret Calix d’Esclarmonde ; elle devra être ébouillantée jusqu’à ce que mort s’ensuive pour cette profanation. Cependant, le Pr. Aleister après quelques supplices l’envoie ailleurs pour la sauver. Elle atterrit dans un nouveau décor et trouve ce royaume des morts bien vivant : elle découvre son monde en 4660. Elle vit dans un appartement avec Ankh sa colocataire, travaille en tant que costumière « tradi » chez Thomasine Couture, se fait voler le prix Mafalda par une talentueuse cavalière. Cependant, Anna & Ankh font deux choses interdites : ne pas assister au dernier match obligatoire de trimslop et débusquer une personne assassinée. C’est le début des ennuis, heureusement, Holinshed détective équin en freelance pourrait bien un peu les aider.

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)°º•. Pour cette histoire, la focalisation sur les idées à intégrer au roman se fait un peu au détriment de la description des personnages qui est rudimentaire. Hormis quelques traits physiques et de caractère, nous appréhendons surtout les personnages pour leurs actions.
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Anna est innocente voire un poil naïve. Médiocre dans ses entrainements et résultats de concours, elle va pourtant se faire remarquer par le sacrilège qu’elle engendre. Pour la première fois dans l’Histoire des Vestales, Anna a le droit à un procès devant la justice grâce à Aleister. Secrètement, elle est propulsée dans le temps et vit sa vie de morte exactement comme on l’attend de sa part. De bonne nature, Anna suivra le chemin de sa « vie » sans opposer réellement de résistance.
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Elle fera la rencontre d’Ankh Delafontaine, blonde et médiéviste professionnelle : c’est grâce à une annonce qu’elles se trouveront pour enfin avoir un logement ensemble au lieu d’attendre le délai légal minimum de trois mois dehors. Sous le faux statut de « homosex », elles vont apprendre à se connaître et finissent par se lier d’amitié. Pourtant, elles vont devoir affronter les autorités pour différents crimes et aussi échapper à la Grande Déflagration.

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On ira également à la rencontre de Morphem, de Lucas, de Holinshed, de la morte La-que-sabe, de goules masculines, de villageois vivifiants et d’un homme qui disparaitra immédiatement dans la G.D. Sincèrement, hormis les trois premiers cités, je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir avec la rencontre de ces personnages secondaires : ils n’amènent pas d’eau au moulin, ils ne participent pas au comique de situation. Oui, avouons-le, je trouve qu’ils ne servent à rien et je n’ai pas pu m’empêcher de dire de nombreux « WTF ?! » lors de ma lecture. (What The F*ck, trad. : mais qu’est-ce que c’est ces bêtises ?!)

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)°º•. A travers son roman, Anne Larue se moque généreusement de certaines thématiques propres à notre société : le marketing et son phénomène de surconsommation, le sport et ses dérives, les relations entre l’élite intellectuelle et le peuple de province mais aussi du monde universitaire et de la recherche qui en prennent également plein la figure.
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Seulement, j’ai été un peu déçue de l’utilisation gratuite de thématiques qui font « vendre » comme le sexe et la violence. De mon point de vue, il est important de trouver un équilibre quand on part sur ce terrain notamment en intégrant des éléments indispensables pour l’intrigue.
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Ce qui m’amène à la place du féminisme dans la trame de ce livre. J’ai eu un peu de mal à accepter le rapprochement parfois trop systématique à mes yeux du sexe avec le statut de la femme. Cela m’a paru d’autant plus étrange de la part d’Anne Larue qui est adhérente au mouvement. Les Vestales ont une virginité intacte, si elles ne réussissent pas le concours, elles se retrouvent esclaves (sexuelles) ; de plus, le viol est reconnu comme une noble punition pour la Vestale en tort et comme un avantage social pour le bourreau. Enfin, on parle de la maison des plaisirs de Milly avec la permission d’y aller 4 soirs par mois comme une mesure d’hygiène fortement recommandée.

Enfin, on aura le droit à l’Apocalypse dans son ensemble : on l’entrapercevra de très loin « antérieurement », à tout juste avant, tout en la voyant se réaliser et la voir terminée. Cela ne rigole pas.

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)°º•. Au niveau de l’intrigue, on semble perdu : si Anna se révèle l’héroïne de cette histoire, elle passe très vite au second plan pour la deuxième moitié du roman sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. On a l’impression que la partie initiatique sur Ankh est un résultat hallucinatoire ; si dès les premiers chapitres, on ne voyait point où on allait, là, on perd complètement pied.
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Souvent qualifié de grinçant, l’humour ne m’a pas décroché un seul sourire lors de ma lecture. Il est assez présent… mais tombe toujours à plat pour moi. On s’attendrait presque à des enregistrements en boite en fin de phrase pour inciter à rire. Je pense que l’humour sous sa forme écrite est un exercice très difficile et on se rend compte d’autant plus de la haute voltige pratiquée par des auteurs humoristes comme – prenons au hasard, Pratchett – quand on se confronte à des tentatives avortées d’humour comme ici.
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L’auteur souhaite atteinte un public différent avec chacun de ses livres pour toucher au mieux l’ensemble de notre société et c’est un motif que je trouve tout à fait respectable. Si ses précédents ouvrages ont été appréciés, ce n’est pas pour autant que la plume peut se révéler parfaite pour écrire un roman de l’imaginaire. Je n’ai d’ailleurs trouvé aucune référence à ce genre littéraire, ou du moins pas de manière assez évidente pour ne pas croire que je l’avais imaginée.
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J’ai eu l’impression que le récit était sans queue ni tête ; ni même que l’auteur savait où elle allait. Tout est décousu : Anne Larue semble avoir plein d’idées et vouloir toutes les intégrer. La forme du roman me faisait penser à une juxtaposition de passages déjà rédigés qui n’ont pas de connexion avec ceux qui le précède et qui lui succède. Le côté fouillis me fait penser à un sac où tous les ingrédients auraient été jetés, secoués et tirés au hasard. Ce livre fourre-tout intègre des délires que j’ai ressentis relevant de la private joke et totalement incompréhensibles ; J’ai eu parfois aussi le sentiment que le livre était un ring où Anne Larue distribuait des règlements de comptes.
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Je trouve que le non-sens n’est pas maitrisé et que le tout perd totalement le lecteur. Cela est dommage car malheureusement ce sentiment de désorientation dessert la fluidité de sa plume. Si l’auteur voulait un livre décalé, j’aurai aimé qu’elle l’assume jusqu’au bout. Je tiens à préciser que cette perception générale de l’histoire m’est propre et que d’autres lecteurs ont été totalement emballés. En ce qui me concerne, j’en viens à regretter mon achat malheureusement. Ceci dit pour les fans de « La vestale du Calix », elle serait déjà entrain de rédiger le deuxième tome.

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Ce livre peut être rangé dans différentes catégories ; cependant, si vous aimez les romans de l’imaginaire qui sortent complètement des sentiers battus, « La vestale du Calix » pourrait vous plaire. Personnellement, l’intrigue m’a semblé tourneboulée et je n’ai pas réussi à m’accrocher à quelque élément comme une bouée de sauvetage. Je suis passée définitivement à côté de l’histoire, trop interrogative pour que je puisse profiter.

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)°º•. Biographie
Née en 1958, Anne Larue est historienne de l’art français de profession. Elle a écrit divers ouvrages dont la thématique principale reste le statut de la femme ; son premier roman « La vestale du Calix » ne déroge pas à son principe.
La couverture signée par Genkis qu’elle plaise ou non, ne laisse pas indifférente.
Vous pouvez découvrir l’interview de l’auteur réalisée par la chaîne NoLife pour l’émission Rêves et Cris qui commence à 23min45s.

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)°º•. Extrait
Le seul passage qui a donné lieu à une pâle imitation de sourire :

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Souvenir de lecture : si je me réincarne en cheval, je pose immédiatement mon curriculum vitae à l’entreprise de Holinshed.

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Ce livre a été lu en commun avec Endéa sans qui, l’épreuve aurait été beaucoup plus difficile.

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Les humeurs de Svetambre, Rongeuse de livres (Marmotte), Traqueur Stellaire (Guillaume44) ont également lu ce livre.

CITRIQ

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Si ma chronique ne vous a pas trop refroidie – soit dit en passant, elle doit être la plus négative du web – je peux faire de ce roman, un livre voyageur.

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Voici un livre qui s’inscrit également au challenge Fins du Monde.

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Pic : de Myriam Sweeney.

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Rond de Sorcière #18

04/03/2012 29 commentaires

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Le Rond de Sorcière est une nouvelle forme d’avis sur mes lectures : mensuellement, je vous ferai découvrir toutes les livres lus. Je me suis rendue compte qu’il m’était impossible de tout chroniquer et j’avais une frustration certaine de ne pas vous parler des petits trésors que je découvre. Un Rond de Sorcière, c’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Mais non, je n’ai absolument aucun retard pour vous parler de mes lectures de décembre 2011, voyons. Si cette période s’avère propice à l’engloutissement de petits gâteaux hypra-caloriques, il n’en va parfois pas de même pour les activités livresques. Heureusement, la quantité ne prévaut pas sur la qualité. Je suis donc sauvée.
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Science-Fiction, Fantasy, Fantastique
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Narcogenèse – Anne FAKHOURI
Plaisir de lecture Livre à découvrir
J’avais été totalement subjuguée par “Le Clairvoyage”, j’attendais alors avec impatience la sortie de ce nouveau roman (dont la magnifique couverture est signée Xavier Collette). J’ai eu quelques difficultés avec la construction de l’histoire qui m’a semblée un peu floue et m’a parfois perdue. L’intrigue est tout de même assez bien tenue… jusqu’à nous réserver des surprises que je n’ai pas vu venir. La plume nous fait frissonner et c’est grâce à elle que le défaut cité m’ait apparu comme mineur.

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Chronique du soupir – Mathieu GABORIT
Plaisir de lecture Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
La géographie magique sert magnifiquement bien un univers né tout droit de l’imagination débordante de Gaborit. Malheureusement, il se peut qu’il vous paraisse flou voire même inaccessible. J’ai trouvé par ailleurs les personnages trop superficiels pour qu’on s’y attache. L’idée de départ est originale mais l’ossature de l’histoire me semble trop fragile.

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La bataille des rois (Le trône de fer, tome 3) – G.R.R. MARTIN
Plaisir de lecture : Livre sympa peu s’en faut
La chronique complète est à lire ICI.
Cycle Le trône de fer.
Si la saga me plait dans son ensemble, il faut bien avouer que ce tome n’est pas celui que je préfère : les intrigues politiques m’ennuient et la géopolitique se met en place à une lenteur qui m’afflige. Même si c’est moins trépidant, on en apprendra davantage sur les personnages et Tyrion m’épate toujours autant.

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Mécomptes de fées (Les Annales du Disque-Monde, tome 12) – Terry PRATCHETT
Plaisir de lecture Livre fantas…tique
La chronique complète est à lire ICI.
Tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 8, tome 9, tome 11.
Voici un tome sympathique où j’ai retrouvé avec grand plaisir la clique des Sorcières. Dans ce tome, les contes de fées sont clairement mis à mal, et on rigole de ce qu’on lit. On attrape la première personne qui passe pour lui citer un voire plusieurs passages. Un style qui ne nous fait pas décrocher avant la dernière page et évidemment un excellent travail de traduction par Patrick Couton. Comme souvent, ce livre du Disque-Monde, c’est du bon et du très bon et j’en redemande encore.

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La séparation – Christopher PRIEST
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon
La chronique complète est à lire ICI.
De prime abord, j’ai été étonnée par la facilité de l’auteur à nous faire entrer dans son univers, à poser les bases historiques sans nous lasser (notamment quand il parle d’avions militaires). Les questionnements politiques ne sont pas rébarbatifs et les scènes de guerre en sont presque passionnantes. Priest utilise la gémellité des personnages principaux et tisse l’histoire avec intelligence. Les points de divergence entre notre réalité et cette uchronie sont intrigants. Je tiens tout de même à signaler que le roman m’a quelque peu troublée par sa fin laissée à l’interprétation de chacun.

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Autremonde et L’ombre de la cité d’or (Autremonde, tomes 1 et 2) – Tad WILLIAMS
Plaisir de lectureetoile 5 Livre fantas… tique
Chronique complète
Si le premier tome est une relecture effectuée en novembre ; j’ai pris autant de plaisir que lors de ma première découverte. L’univers n’est finalement pas si loin de notre réalité : la webosphère (réalité virtuelle) s’est tellement étendue qu’il est plus facile d’évoluer en son sein que sur la terre ferme, notre quotidien. Au cours de ces deux tomes, le complot s’épaissit et nous avançons en même temps que nos personnages sur l’enquête principale, les intrigues secondaires et tous les indices. On y devine une trame complexe et à la hauteur de ce que nous attendons. L’auteur prend le temps de développer ses idées sans nous perdre dans des descriptions alambiquées : les personnages sont travaillés, à la personnalité crédible mais aussi bien campée. Je suppose que la saga doit souffrir de quelques détails techniques qui agacent certains lecteurs mais à vrai dire, je n’ai rien vu, je me laisse juste transporter.

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Album & Comics SFFF
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Cahier de croquis du Seigneur des Anneaux – Alan LEE
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Si les croquis – qui sont pour moi tellement détaillés qu’ils se définissent plutôt comme « illustrations » – prennent la part belle de tout ce cahier ; il n’en demeure pas moins que ce sont les écrits qui ont encore plus retenus mon attention. Alan Lee ne se contente pas de nous présenter platement son travail sur le Seigneur des Anneaux (pour l ‘édition illustrée de l’œuvre ou le travail avec Peter Jackson) mais nous entraine au cœur même de ses soucis de représentation, son travail quotidien, ses difficultés à représenter tel peuple ou lieu et de nous conter aussi pourquoi il aime cette œuvre et a posteriori ce qu’il a préféré faire.

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… Faut y aller et Hérogasme (The boys, volumes 7 et 8) – Garth ENNIS
Plaisir de lecture Livre fantas…tique
Tome 6.
J’apprécie toujours autant de suivre cette team spéciale qui souhaite faire la peau aux super slips héros. Le tome 7 nous en apprend davantage sur ces héros contrairement aux volumes précédents. Le tome 8 quant à lui, est un cross-over. J’aime qu’on suive l’intrigue, de découvrir que tout n’est pas rose, même entre ces modèles de la société qui se veulent tous solidaires. Les retournements de situation sont assez époustouflants. Notons qu’on ressent tout le plaisir de Ennis et McCrea à s’en donner à cœur joie sur le tome 8.

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Bande dessinée
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La Condition des crabes (La marche du crabe, volume 1) – Arthur DE PINS
Plaisir de lecture : Livre à découvrir
Aucun des projets de De Pins que j’ai pu découvrir ne m’a déçue et celui-ci ne déroge pas à la règle. J’apprécie toujours autant son trait et le découpage scénaristique. Si on pense le pitch un peu maigrelet, on se rend compte que l’auteur arrive à nous tenir jusqu’au bout de la bande-dessinée. De l’humour en bulle, de la philosophie un peu piaillarde mais qui donne le sourire. Le but recherché est atteint.

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