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KING Stephen – Carrie

02/11/2013 30 commentaires

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Carrie Stephen KingTitre : Carrie
Auteur : Stephen King
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir

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Carrie White est le souffre-douleur de ses pairs. Aussi loin que remontent ses souvenirs, cela a toujours été le cas. Malgré les récents événements survenus après une séance de sport, la chance semble tourner. Elle est invitée au bal de promo par Tommy, un jeune homme populaire du lycée. Mais cette nouvelle donne est basée sur la méchanceté de certains élèves.

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Carrie 01)°º•. Si Carrie est une tête de Turc et surtout une mal aimée, le contexte familial joue pour beaucoup. Margaret sa mère est une fervente croyante fondamentaliste. Elle est entièrement convaincue que sa fille vit dans le péché. Elle punit régulièrement Carrie, qui, enfermée dans le placard doit fortement prier. Malheureusement, sa croyance mute en vengeance. Par les autres élèves, elle est tour à tour méprisée, ignorée, houspillée… et parfois, tout à la fois. Ses semblables ne daignent pas s’intéresser à Carrie et le monde se ferme littéralement à elle. On découvre en même temps que Carrie, son pouvoir de télékinésie qui s’affirme petit à petit. .

Nous sommes d’abord surpris par sa maladresse et tout au long du récit, le lecteur oscille à savoir s’il doit l’aimer ou la détester. Parmi les dindons, Chris, cette jeune fille populaire est insupportable, Susan fait partie également de la troupe de tête mais elle tente de se racheter en faisant promettre à son petit copain Tommy d’inviter Carrie au bal.

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Carrie 03)°º•. L’ouverture du livre s’effectue sur la scène terrible des douches communes après le sport où Carrie subit les brimades animales de ses camarades alors qu’elle pense être entrain de mourir.  L’histoire se termine sur une apocalypse absolue. Et au milieu, nous entrons dans l’univers de Carrie. Le récit est entrecoupé d’extraits d’interviews, de rapports, d’analyses scientifiques ou d’extraits de livres : si parfois, ils coupent un peu le rythme de lecture, ils invitent surtout le lecteur actif à réaliser son propre cheminement. .

Stephen King met en scène l’archétype de l’intégrisme religieux avec une mère radicale qui sert presque d’excuse. Le livre est surtout porté sur l’adolescence, ce passage ô combien difficile pour certains. Les pensées de Carrie sont tournées vers la rage qu’elle porte au monde. L’auteur décrit les souffrances de la protagoniste avec justesse. La méchanceté gratuite est mêlée à la stupidité humaine de manière très convaincante. Ce livre ne fait pas peur à proprement parlé, on assiste à la mise en place d’un climat de malaise. Par ailleurs, Stephen King distille le suspense avec brio. .

Carrie est mon premier Stephen King. Neph et Emma étaient outrées d’entendre que je n’avais jamais lu cet auteur, si bien que cette dernière m’a offert ce roman. Et sans elle, je t’avoue, lecteur, que je n’aurai sans doute pas tenté avant longtemps. Le gros a priori que j’avais, c’est que King, c’était surtout de l’horreur/épouvante, ce qui ne pouvait convenir à lectrice peureuse que je suis.

Ce livre est le premier que Stephen King publie (sous cette identité), et ce en 1973. C’est en 1976 que la première adaptation cinématographique « Carrie au bal du diable » sort au cinéma dont le scénariste est Brian De Palma : le film pâtit un peu de la mode de l’époque sur les tenues, les décors, les effets visuels, les petites interprétations du livre. J’ai eu un peu de mal avec le terrible ralenti de la fin, mais je suis un public difficile pour cette fois ; j’ai également ressenti moins d’empathie pour Carrie que lors de ma lecture, car elle se fait davantage aidé par son entourage (notamment par la professeur de sport Chris Hargenson). Je n’ai guère entendu autant de gros mots dans un film (si ce n’est avec Paul de Mottola). Sur l’ensemble de l’adaptation, Brian De Palma respecte la trame du roman. Mine de rien, c’est un classique du genre ; avec des effets spéciaux au top au moment de son tournage. Le 4 décembre 2013, sortira une nouvelle adaptation « Carrie, la vengeance » signée par Kimberly Pierce.

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Carrie est un livre troublant tant sur l’ambivalence des sentiments que nous ressentons que sur le climat de malaise. L’écriture de King basée sur un récit entrecoupé d’extraits permet d’affiner le sentiment d’événements réels. J’ai été très surprise par ce livre sur la teneur des propos si riche.

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   Carrie 02  Carrie 05  Carrie 04 .

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Souvenir de lecture : Le déluge qui s’abat sur cette pauvre Carrie.

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Dans le chaudron :
¤ Dancing Lolita de Gudule.

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logo Halloween 2013

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Cette lecture est une participation au rendez-vous « Stephen King » du challenge Halloween.

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Adalana’s imaginary world, Book en stock (Dup), Chez Neph, Dans ma bibliothèque (Rose), Déjeuner sous la pluie (Maned Wolf) ont elles aussi été surprises par le jugement aveugle des gens.

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Pics : #01 par Ryandcody ; #02 par Distantlullabies ; #03 Comicbookguy54321 ; #04 par Awnen ; #05 par Arcopitcairn.

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Categories: KING Stephen Tags: ,

LINSDAY Jeff – Ce cher Dexter, tome 1

27/10/2013 12 commentaires

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Ce cher Dexter Jeff LindsayTitre : Ce cher Dexter (tome 1)
Auteur : Jeff LINDSAY
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, tome 6, tome 7

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Efficace dans son travail, tendre avec sa compagne, d’humeur joyeuse et d’apparence amicale, Dexter a tout plaire. Mais cette fine couche de peinture menace à tout moment de se craqueler pour révéler sa véritable nature. Et si l’une des personnes qu’il côtoie n’avait qu’une seule once d’idée de sa véritable identité, il crierait d’horreur. Mais pas lui. Les sentiments humains, il ne connaît pas.

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Ayant vu entièrement la série télévisée éponyme, des rapprochements seront réalisés durant ma chronique.

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Ce cher Dexter 02)°º•. Dexter a été recueilli très jeune par Harry. Il est devenu son père adoptif et Deborah, sa sœur. Dexter devient le narrateur de l’histoire ; ce qui permet un rapprochement efficace entre lecteur et personnage mais qui rend les secondaires beaucoup plus fades : ils manquent clairement de profondeur. Qu’on l’aime ou non, dans la série télévisée, Deborah « envoie ». Ici, elle n’est pas aussi exquise, elle est même trop écervelée (sans parler de son physique qui est à l’antithèse de sa version télévisée). Rita, Vince, Angel, Doakes, LaGuerta font partie du cercle le plus privé de Dexter.
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Grâce à la narration à la première personne du singulier, nous avons accès aux sentiments de Dexter et on se rend compte de la complexité de sa réflexion. L’histoire est basée sur ce personnage et non pas sur l’enquête en elle-même : c’est pourquoi si vous aimez être tenu en haleine pour et par celle-ci et que vous n’êtes ici que pour la précision d’un pendule, vous risquez d’être déçus.
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)°º•. Dexter tente à tout prix de se fondre dans le décor : une sœur, une petite amie, un boulot stable ; il est regular. Mais tout à fond de lui, sa nature première est celle d’un serial killer. Il respecte le code instauré par Harry pour ne pas tuer des innocents. Il se focalise sur des « méchants ». C’est l’envie irrépressible de respecter une procédure millimétrée tant pour ses agissements tant que pour satisfaire le Passager Noir. Ce dernier est la part obscure et incontrôlable de Dexter. Elle y est davantage développée dans la série papier que sur le petit écran : nous avons l’impression qu’il est relayé sur la banquette arrière d’un véhicule conduit par le Passager Noir dans ses moments les plus sombres.
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Il vous faudrait également apprécier l’auto analyse qui prend les trois quarts du récit : Dexter va même devenir psychotique sur la toute fin. Le personnage pratique l’autodérision et cela permet aussi de soulager un peu la pression de la lecture. C’est très étrange de ressentir ses sentiments paradoxaux : peut-on s’attacher à un criminel ? Est-il juste d’éprouver de l’empathie pour un serial killer ? A-t-il valeur de justicier à nos yeux ?

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_ Qu’êtes-vous ? murmura le père Donovan.
_ Le commencement, expliquai-je. Et la fin. Mon père, je suis votre Dé-créateur.

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Ce cher Dexter 01)°º•. Quand j’ai voulu regarder le premier épisode de la série, je n’ai pas pu. J’ai coupé au bout de dix secondes puisque Dexter s’approchait d’un œil avec un scalpel. J’ai retenté, quelques jours après et j’ai été assidue tout au long des huit saisons. J’étais en plein visionnage de la première saison lorsqu’un ami m’a conseillé de les lire. Je l’ai regardé un peu les yeux ronds parce que je n’aime pas avoir la frousse, mais alors… vraiment pas. Je n’aime pas la torture non plus (surtout quand c’est réaliste, donc pas sur des zombies (je me répète, non ?)). J’ai commencé, j’ai kiffé. J’ai mangé les trois premiers tomes avant d’attaquer la deuxième saison télévisée. Par ailleurs, j’apprécie aussi la bande originale signée par Daniel Licht.

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L’écriture est nerveuse, la plume acerbe convient parfaitement pour ce type de récit. En réalité, le roman est assez court et se lit très vite. La tendance à l’humour noir me fait toujours sourire. J’aime la vision caustique de Dexter et je trouve que le roman présente beaucoup plus de noirceur que la série éponyme.

Je reste toutefois assez intriguée par l’utilisation de la troisième personne parfois et de retrouver le nom de « Dexter » quand il parle de lui.  Il n’empêche que ce tome est l’un de mes préférés au vu de l’enquête qui s’y déroule.

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« Ce cher Dexter », c’est la phase d’approche du personnage principal. On y constate immédiatement sa couverture et nous sommes tout de suite plongés dans le cœur de sa vie, et dans ses ténèbres, aussi. C’est vraiment délicieux de le voir réfléchir, se questionner, et « ne pas » ressentir.

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Ce cher Dexter extraits

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Ce cher Dexter 03
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Souvenir de lecture : Les visites à la patinoire.

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Dexter stampNon seulement il s’agit d’une lecture commune mais elle est aussi le choix du défi Valériacr0 d’octobre pour… Valeriane, qui a adoré détester LaGuerta.
Ptite-Boukinette
(Azariel) et Mélange de saveurs littéraires (Erato) ont aussi découvert le pot-aux-roses.

CITRIQ

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logo Halloween 2013

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Et voilà une participation pour le challenge Halloween.

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Pics : #01 Axlesax ; #02 PatrickBrown ; #03 Amy art.
Et d’autres sont extra, mais spoilent : clic #1, clic #2, clic #3.

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LANDRESSIE Celine – Rose morte ~ Trois épines, tome 2

16/09/2013 12 commentaires

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Trois epines Rose morte Celine LandressieTitre : Trois épines (Rose morte, tome 2)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
La Floraison tome 1, Flétrissures tome 3

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1789, la France est secouée par les grognements de son peuple : le roi hésite, la noblesse piétine. Cela fait une décennie que Rose était exilée à Saint-Pétersbourg avant de revenir auprès du Comte de Janlys. Mais la colère qui gronde n’est pas la plus importante des menaces. Un complot vise les Arimath et plus spécifiquement la maison d’Artus. Devant essuyer le mépris des frères d’Holival, Rose n’est pas à la place la plus confortable qui soit.

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)°º•. Le peuple qui couve est le cadet des soucis de la tête pensante des Arimath. La situation est plus que tendue entre les personnages. Il n’y a aucune mansuétude à l’égard de Rose : aucune explication légitime lui a été donnée concernant le vent froid que souffle Artus. Elle est tiraillée entre deux sentiments : la tristesse intense et la colère froide vis-à-vis de son mentor. Rage et grande mélancolie s’emparent de Rose, d’être ainsi tenue à l’écart. .

Si Artus a toujours été à nos yeux de lecteurs, un personnage ambivalent, nous sommes assez surpris quant au comportement d’Adelphe. Un nouvel As fait son entrée en la qualité de hussard, le Prince Vassili qui s’avère beau et glacial.  Ils se déchirent, s’aiment et se détestent. Les personnages sont bien campés, construits. Toutefois, mon « mâle » préféré reste Adelphe. Il leur « reste » à savoir ce que prépare le grand érudit, et ma foi, ce n’est pas chose aisée.

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Trois epines)°º•. Après un premier tome aussi bon, il est toujours difficile de rebondir sur le deuxième. Céline Landressie nous transporte immédiatement et dans le récit et dans l’Histoire. La période choisie est riche et complexe : politique, us et coutumes, décors ; nous voyageons déjà. L’auteur mêle la fiction à des faits historiques et l’effet est toujours agréable.  Rose demeure la narratrice pour nous entrainer dans une enquête : recherches, pistes, fausses pistes, détails, déductions. Nous aussi, nous traquons l’érudit. La dynamique de ce tome est différente ; l’action est présente dans le roman et les combats plus musclés. Bien que l’intrigue soit essentiellement menée à l’extérieur de la maison d’Artus, Céline Landressie relève notre intérêt le plus vif pour les relations intrinsèques (notamment sur les caractéristiques des Arimath et leur hiérarchie). Reste en suspens, le secret que cachent les frères d’Holival… .

Le langage soutenu et la plume délicate ne pourront que s’accorder autour d’un même qualificatif : raffiné, souvent croisé chez les lecteurs. La plume parfume déjà le récit pour mieux pénétrer l’histoire. Les syntaxes sont adaptés, le vocabulaire est riche : la lecture coule de source, elle devient fluide, on s’en imprègne. La joute verbale est toujours aussi significative. .

La pentalogie semble travaillée en un seul bloc et non tome par tome, ce qui lui confère beaucoup d’aplomb. Le récit est longuement peaufiné, un peu comme la planche de bois brut. On sent qu’elle est calibrée, on ressent le poids du travail. C’est un peu comme passer le tamis sur l’écriture pour garder le grain le plus fin (ouh, que de métaphores !). Les processus temporels sont également maitrisés : flashbacks et ellipses apportent leur lot d’éléments nouveaux tout en passant sur des parties creuses sans perdre le lecteur. .

La place des non dits danse autour d’une gestuelle non verbale que Céline Landressie arrive à nous transmettre comme si nous assistions à leurs échanges muets. On vit littéralement les scènes.  Le deuxième tome confirme l’une des déductions principales que j’avais formulées dès les premières pages du tome un. Forcément, j’attends avec impatience le troisième tome (d’autant plus en découvrant la fin de celui-ci).

La couverture est toujours signée par Magali Villeneuve, formidable, non ?

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« Trois épines » est la digne suite de « Rose morte » (ouf). On est propulsé en 1789, où le peuple gronde et où Rose – surtout – doit de nouveau couler son caractère dans la maison Arimath, où elle ne semble plus être la bienvenue. Malgré la présence du Prince Vassili parti avec elle, elle a du mal à panser son cœur. Le clan est menacé et les frères d’Holival font fi des sentiments de Rose pour tenter de contrecarrer les plans de l’érudit. L’écriture est d’une finesse impressionnante, la pentalogie s’inscrit comme un travail  global sur l’ensemble de l’œuvre : c’est un véritable plaisir de se laisser porter par l’harmonie d’écriture pour mieux apprécier cette histoire.

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Souvenir de lecture : mais il va le cracher, le morceau ?!

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Dans le chaudron : ¤ La floraison, tome 1 ¤ L’interview de l’auteur ¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon

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My summer of (SFFF) loveCe récit s’inscrit en plein challenge My summer of (sfff) love. Je peux garnir encore mes arguments pour vous stipuler que si Rose se sent mal c’est bien par rapport aux sentiments de tout ce petit monde. Tenter d’être dans les petits papiers des trois hommes à la fois ne semble pas une mince affaire. Et son petit cœur tout écorché va avoir du mal à s’y faire.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Bazar de la littérature (Melisende), Book en stock (Dup), De livres & d’épice (Chani), Les découvertes de Dawn ont été charmées par la plume. .

CITRIQ

Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vampire’s eye par ColorfulCandie. .

Langue de chat : Interview de Céline Landressie

21/05/2013 8 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine Landressie

Bien le bonjour !

Sous l’appellation « langue de chat », en référence à l’expression « donner sa langue au chat », et au compagnon idéal de tout SFFFiste , je vous propose l’interview de Céline Landressie (auteur de « Rose Morte« ) qui a bien voulu me consacrer quelques minutes.

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¤ Bonjour, bonjour !
Céline, tu es la maman de la série Rose Morte : le tome 1 « Floraison » est disponible depuis quelques mois et le tome 2 « Trois épines » sort bientôt. Alors dis-nous comment cette saga est-elle née ?

Cette histoire a pris corps autour de son héroïne : Eileen Rosamund Greer, dite « Rose ». La chose amusante est que ce personnage fut créé dans un jeu vidéo, afin d’entamer une nouvelle partie. Je lui façonnais d’abord une apparence, puis je lui choisis un nom. Et tandis que j’inscrivais ce nom, tout un contexte commença à sortir des brumes de mon imaginaire. En quelques jours, ces réflexions prirent le pas sur le loisir vidéoludique. Les notes que j’avais commencé à prendre démontrèrent que l’histoire qui prenait naissance était trop envahissante pour se contenter de mon seul esprit pour terrain de jeu.

J’ai hésité quelques temps avant de me lancer dans l’aventure littéraire. Je n’avais toujours écrit que des nouvelles, aussi je me demandais si je serais capable d’aller au bout d’une aventure qui se profilait pour être une saga. Puis, finalement, poussée par la densité et l’importance que prenaient pour moi cet univers et ses personnages, je me suis jetée à l’eau.

Le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas ce choix. Et aujourd’hui, je sais que j’irais au bout de la saga.

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¤ Comme tu n’aimes pas forcément révéler un secret de ce deuxième tome, je te laisse la place libre pour le teaser comme tu le souhaites.

Alors… eh bien, pour commencer, je peux dire que si le premier tome relatait la transition depuis le monde que nous connaissons vers un univers occulte, ce tome-ci plonge de plein pied dans le monde obscur qui fut seulement entrevu jusqu’ici. Vous allez en découvrir bien davantage à son sujet, et mieux vous figurer quels complexes et retorses rouages le font tourner. Ensuite, il est à noter que de part son rythme et son scénario, ce volume-ci voit le contexte historique placé un peu plus en retrait que dans le précédent tome…

Je dévoilerais volontiers d’autres éléments de l’histoire, si je n’avais autant à cœur de préserver votre plaisir de lecture. Car à mon sens, rien ne vaut la découverte ! Tout ce que je puis dire est que vous devriez retrouver les éléments qui vous ont plu dans le tome précédent, car ils sont ici plus denses encore.

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¤ L’écriture pour toi est quelque chose de vital, qui te prend sacrément aux tripes ? Ou est-ce du plaisir, une passion où tu excelles ?

Les deux, (ô capitaine) mon capitaine ! L’écriture est une passion qui s’est révélée être de toutes la principale, et qui me procure beaucoup de bien-être. Hélas, ces derniers mois ont été prodigues en tracas de diverses natures, lesquels m’ont tout à fait empêchée de me pencher sur le troisième tome de la saga. J’en conçois un énorme déplaisir, et ne cesse de chercher à dégager du temps et du calme pour pouvoir replonger dans mon univers intérieur. Si j’avais encore besoin de preuve, voilà de quoi me convaincre que je ne pourrais plus me passer d’écrire, à l’avenir ^^

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¤ Pendant tes périodes d’écriture, peux-tu lire ou restes-tu concentrée sur le travail en cours ?

Il m’est difficile de lire lorsque je suis en phase d’écriture. Principalement car je consacre mon peu de temps à libre à écrire, ainsi qu’à la lecture des divers documents nécessaires à mes recherches historiques. Je n’ai pour ainsi dire pas une minute de disponible pour autre chose. Cependant, même quand j’ai quelque latitude pour lire pour le plaisir, cela a tendance à parasiter mes réflexions sur mon propre travail. Afin d’éviter cela, et pour ne pas gâcher mes lectures en m’y attelant dans ces conditions, je sélectionne les ouvrages que j’entame pour qu’ils n’entrent pas en collision avec mes réflexions. Par exemple, je me tiens systématiquement à l’écart de tout ce qui peut avoir à trait au mythe de la créature vampirique (je tiens à garder intacte ma vision personnelle). De façon générale, lorsque je lis, j’ai tendance à privilégier les ouvrages biographiques et les mémoires.

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¤ Quel est le meilleur conseil qu’on ait pu te donner ?

« N’arrête jamais d’écrire » ^^’ ! Je fus d’autant plus touchée que ce commentaire émanait d’une personne extrêmement pointue en français (c’est son métier) et de très exigeante dans ses choix littéraires, mais aussi de quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. Recevoir son aval fut un grand moment.

J’ai suivi ce conseil, et compte bien persévérer encore longtemps.

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¤ Quels sont tes projets en cours ou à venir ?

En premier lieu, je souhaite bien sûr aller au terme des cinq volumes de Rose Morte initialement prévus, et ce dans les meilleures conditions possible. Cet univers et ses personnages me tiennent très à cœur. Assez pour que je songe à rédiger une dilogie supplémentaire, ainsi qu’un spin-off. Ce ne sont pour le moment que des idées en l’air, mais plus le temps passe et plus il me semble que j’aurais peine à ne pas écrire ces suite et/ou annexes, qu’elles soient ou non publiées.

En dehors de cela, j’ai plusieurs idées de romans fantastiques que je compte également développer, ainsi qu’un projet de fantasy qui dort dans mon tiroir depuis de longues années. J’espère que j’aurais l’opportunité de mener tous ces projets à bien, ainsi qu’une multitude d’autres ^^ !

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¤ Si tu devais incarner l’un de tes personnages, lequel serait-ce ?

Question très intéressante, mais aussi fort délicate… Chacun de mes personnages me sont importants. Je les connais tous sur le bout des doigts, et je les comprends, aussi pourrais-je incarner n’importe lequel d’entre eux. Toutefois, s’il me fallait en choisir un seul, ce serait quelqu’un que vous n’avez pas encore rencontré, mais que le second tome révèlera…

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¤ On inverse les rôles : as-tu une question à me poser ?

Toi qui es passionnée de lecture, et qui a lu des centaines d’ouvrages, voudrais-tu ingurgiter  une mixture magique qui te ferait oublier tes expériences de lecture passées afin de pouvoir revivre tes plus beaux cœurs littéraires comme lors de la toute première lecture ? Ou au contraire préfères-tu garder ta bibliothèque intérieure ?

Bien qu’on ressente des émotions durant toute la lecture, le paroxysme est atteint au moment où on termine le livre/la saga à mon sens. C’est ce moment crucial qui fait naitre la magie. Alors même si la lecture est palpitante, les relectures offrent aussi d’autres sensations à ne pas dédaigner. Nous pouvons tous penser au moins à une œuvre qui nous est chère par divers aspects pour laquelle une part de magie est intacte ; et peut même revenir d’un battement de cil, juste en regardant la couverture. J’avoue que je suis aussi un peu « poisson rouge » (une tare de lecteur ?) et il m’arrive de ne me souvenir que de la trame principale donc redécouvrir tous les détails s’apparente parfois à une première lecture (moins brute certes, mais plus riche).

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¤ Un dernier petit mot ?

Merci à toi de m’avoir demandé cette interview ! Je suis toujours enchantée que l’on veuille bien s’intéresser à cette saga, aussi est-ce un réel plaisir de répondre aux questions que l’on me pose.

Et, puisque j’ai le mot de la fin, j’en profite pour remercier les nombreux lecteurs qui ont manifestés leur enthousiasme pour ces romans. Cela peut sembler désuet, mais votre intérêt à tous compte beaucoup pour moi. Car sans vous, la saga ne pourrait pas exister. Alors merci à tous, du fond du cœur 🙂

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Merci ! 🙂

N’oubliez pas d’aller rencontrer Céline si vous faites un petit tour aux Imaginales…

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Categories: LANDRESSIE Céline Tags:

LANDRESSIE Céline – Rose Morte ~ La floraison, tome 1

16/04/2013 20 commentaires

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La floraison Rose Morte Celine LandressieTitre : La floraison (Rose Morte, tome 1)
Auteur : Céline LANDRESSIE
Plaisir de lecture Livre à découvrir
Trois épines tome 2, Flétrissures tome 3

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Arrivée en France en 1570, la famille de Greer a fêté depuis les 28 ans de leur fille Eileen, surnommée Rose. Toujours demoiselle, Edmund l’informe que contre toute attente (et surtout celle de son rejeton), ses fiançailles avec le Comte de Chaumontel seront rendues publiques lors de la soirée parisienne organisée par le Comte de Janlys. Mais Rose et son amie Charlotte de Carville ont plus d’un tour dans leur sac pour déjouer les plans du paternel. Nonobstant, lors de l’événement tant attendu, Rose se surprend à plonger dans le regard captivant d’Artus.

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)°º•. La brochette de personnages est dans l’ensemble assez attachante – pour différentes raisons – et savamment dosée.

Dans la famille de Greer, je demande le comte Edmund, papa adulé mais aussi homme d’affaires ; lady Mary quant à elle, pince sans rire et catholique jusqu’au bout des ongles aura su me faire sourire plus d’une fois, la représentant forcément avec la bouche en forme de cloaque de poule. Enfin, leur fille, Eileen et nommée Rose est la protagoniste. J’avoue avoir une large préférence pour les personnages à forte personnalité mais j’apprécie grandement quand elle s’avère proportionnée : les grandes gueules ou les capricieuses (qui généralement, ont aussi plein de pouvoirs ou des destins exceptionnels, le tout sans difficulté aucune)  me font généralement hausser les sourcils. On se rend compte que Rose n’est pas caricaturale : forte mais attachante, elle est tout feu tout flamme. Malgré sa résistance mentale, on perçoit très vite qu’elle peut aussi être à fleur de peau. Cette femme flamboyante est le premier point important et positif du roman.
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Personnages « secondaires » et non des moindres, nous trouvons les frères Holival. Le comte Artus de Janlys ainsi qu’Adelphe. J’ai été particulièrement surprise quant à mon ressenti : moi qui préfère les hommes au rôle de méchant (qu’ils le soient ou qu’on le leur donne) comme les assassins, j’avoue avoir largement préféré Adelphe. Je ne peux m’empêcher tout de même de pensert qu’il y a anguille sous roche pour l’un comme pour l’autre et j’attends – déjà ! – impatiemment la suite. Charmeurs, un poil sauvage, irrésistibles gentlemen, on ne peut pas ne pas être intrigué par ce beau combo.
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Enfin, dans l’entourage de Rose, nous découvrons également Charlotte de Carville et Jérôme. Petite note non secrète, puisqu’il y ait question de vampire : une hiérarchie se dessine à travers le récit. Céline Landressie reprend le mythe fondateur du vampire (des multiples formes du vampire ?) en important les bases et autres concepts qui tournent autour de ces ‘créatures’.

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La floraison Rose Morte)°º•. Céline Landressie a choisi la fin du XVIe siècle pour planter son roman : elle mêle fiction et histoire avec tout le naturel qu’il est possible d’avoir en écriture. Henri IV, la Ligue, les Huguenots et l’Edit de Nantes sont les piliers de l’époque. Cependant, si cet aspect plaira à ceux friands de récit historique, il pourra aussi seulement effleurer ceux qui ne s’y sentent pas à l’aise ou peu attirés.
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Toute en retenue, la plume de l’auteure esquisse un joli entrechat pour décomplexer une période relativement riche afin de l’utiliser judicieusement comme toile de théâtre. Elle décrit des ambiances raffinées, des décors de l’époque avec un luxe de détails dépeints : toilettes et vieilles pierres.

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)°º•. Quand la douceur de la soie côtoie le tranchant des poignards.

Lire « La Floraison », c’est avant tout une belle rencontre. C’est une sensibilité mise en exergue pour servir un récit de qualité. Il est question de destins romanesques et d’enjeux politiques, mais avant tout, de Rose. Le choix d’une narration introspective est pertinent car nous disposons du point de vue intime de la protagoniste mais aussi un peu d’omniscience. Nous savons certaines choses dont elle n’a pas une once d’idée : c’est assez jouissif comme procédé et développe considérablement notre empathie.
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L’action brute n’est pas au cœur du roman et pourtant, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Céline Landressie sait entretenir le mystère : elle révèle certains indices ici et là et dévoile d’autres particules de l’intrigue au compte-goutte. Il est de ces détails presque insignifiants qui méritent une seconde lecture (ou se rappelleront à notre bonne mémoire à la lecture des tomes suivants). Les dialogues sont réfléchis et apportent tous quelque chose, parfois de manière obreptice. C’est un véritable jeu de piste qui s’offre à nous.
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Historique, un brin polar, du genre fantastique, avec un peu de romantisme ou même des traces d’horreur, personne ne se risquera à étiqueter ce roman. La délicatesse de la plume est estimable : l’auteure prend le temps de narrer, de servir une profusion de détails et descriptions, de fignoler l’environnement : tout ce qui œuvre pour nous plonger dans l’ambiance. L’écriture soignée propose un vocabulaire choisi entrainant aussi une richesse et une intelligence des textes. L’ensemble est ingénieusement pesé.

Le livre propose un papier épais de bonne qualité ; la couverture réalisée par Magali Villeneuve sied à merveille au roman (combien de fois l’ai-je admirée avant de reprendre ma lecture ?)

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« La floraison » est un roman qui peut être qualifié d’historico-fantastique mais ce serait réducteur. Accompagnez Rose au caractère déterminé, se laissant piéger par le regard envoutant du Comte de Janlys. Suivez-la dans la sphère qui devient maintenant sienne et assistez au plus près à sa métamorphose psychologique. Grâce à une plume délicate, Céline Landressie entraine le lecteur dans une épopée vampirique, qui n’a pas à rougir en comparaison de ses confrères.

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)°º•. Biographie
Née en 1978, Céline Landressie s’avère davantage qu’une amatrice éclairée concernant notre Histoire, mais pas que. Elle est aussi la maman de Rose Morte, une pentalogie du genre fantastique dont « La floraison » est le premier tome. Le deuxième paraitra en mai 2013. Son blog

Pour découvrir prologue et chapitre 1, c’est par ici.

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Dans le chaudron :
¤ Le voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon.

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Souvenir de lecture : charmant et habile du poignard.

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Accroc des livres (Mélisande), Book en stock (Dup) et Vampirisme (Madoka) ont aussi sombré dans les yeux d’Artus.

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Logo Lecture Equitable

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Il s’agit-là d’une nouvelle lecture équitable avec les Éditions de l’Homme Sans Nom.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec Céline Landressie (que j’ai torturé pour l’emploi du tutoiement) et les éditions de l’Homme Sans Nom.

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Pic : Vamp goddess par Tas-poetry.
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KEYES Daniel – Des fleurs pour Algernon

19/03/2013 69 commentaires

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Des fleurs pour AlgernonTitre : Des fleurs pour Algernon
Auteur : Daniel KEYES
Plaisir de lecturecoeur notation Livre avec entrée au Panthéon

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Petit lecteur, je te conseille fortement de ne pas lire la quatrième de couverture de ton (futur) livre sous peine de te spoiler la plus grande partie du roman.
Des scientifiques ont réussi à accroitre l’intelligence d’une souris, Algernon et s’apprêtent à effectuer l’opération sur un être humain. C’est en Charlie Gordon, d’un Q.I. de 68 qu’ils trouvent une personne on ne peut plus motivée. Sous l’aile du Docteur Strauss et du Professeur Nemur, il va évoluer et noter ses changements sous la forme de comptes-rendus.

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Des fleurs pour Algernon 02)°º•. Dans la vie, Charlie aimerait bien devenir « un teligent ». Il est retardé mental léger. Il a été recueilli par son oncle puis confié à un ami de celui-ci pour travailler en boulangerie. Charlie ne se souvient guère de son passé. Assigné aux menus travaux à la boutique, il suis depuis quelques temps des cours spécialisés pour adultes à l’université Beekman avec sa professeur Miss Kinnian. Il va sans dire que notre attachement est rapide car sa description est travaillée et très réaliste.

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)°º•. Le récit est terriblement poignant car nous assistons à l’apprentissage de Charlie en direct : il se rend compte de sa propre évolution et d ses changements ; de ce qu’il était, ce qu’il devient mais aussi de son environnement. En plus d’être cognitif, le développement est affectif. Ce sont les relations sociales le plus difficile, ce plan émotionnel que rien ne prépare même si l’accroissement intellectuel est exponentiel. On assiste à l’installation de troubles de la personnalité du personnage principal.
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On se rend très vite compte qu’il n’y a pas de manichéisme concernant les personnages ; les secondaires sont d’ailleurs très transparents dans ce type de récit. L’auteur propose des questions éthiques sensibles : l’humain utilisé comme cobaye, la considération des scientifiques, le questionnement sur soi est aussi inévitable. Le fond et la forme sont bien entremêlés ; l’évolution se ressent visuellement : orthographe, grammaire, syntaxe et ponctuation employés. Bien qu’un peu déconcertant sur le début, l’effet est très bien réalisé.

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)°º•. 250 pages, une grande claque. Ce livre est parfait pour les lecteurs qui ont des a priori sur la Science-fiction. Charlie partage huit mois de sa vie, à la manière d’un journal intime – des comptes-rendus. On assiste à son éveil intellectuel dans ses moindres détails puis à la chute.
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L’immersion est totale : l’emploi de la première personne du singulier permet une grande proximité, un certain malaise aussi. L’important n’est pas les événements, assez prévisibles mais bien comment Charlie va vivre cette expérience. Et autant vous dire que c’est assez bouleversant. Sortez les mouchoirs car le livre est plutôt du genre à faire pleurer les gâteaux secs.
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Si « Des fleurs pour Algernon » est un classique, un livre qu’il faut lire impérativement, c’est que quelque part, cela s’avère être vrai. Dès les premiers mots, on s’attache irrémédiablement à Charlie. Ce dernier ne soupçonne absolument pas tous les changements inhérents à la progression de son intelligence. A travers ses mots, souvent livrés de manière brute, on perçoit cet effet vertigineux qui prend le lecteur au cœur et interroge sa conscience. On vit avec Charlie, on le voit aussi souffrir. L’expression « prendre conscience » perd sa symbolique et gagne en pratique dans la vie de Charlie. Lors de la première rencontre avec Algernon, une souris blanche de laboratoire, Charlie perd contre elle. Lors de la première et des suivantes. Mais vous allez comprendre pourquoi, le jeu ne s’arrête pas aux murs de ce labyrinthe en carton.

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)°º•. Biographie
Daniel Keyes est un écrivain américain né en 1927. Il est professeur d’anglais, de littérature américaine et d’écriture. « Des fleurs pour Algernon » a été traduit dans 30 pays et vendu à plus de 5 millions d’exemplaires.

Écrit en 1959, le récit n’a pas vraiment pris une ride. D’abord sous la forme d’une nouvelle pour laquelle Daniel Keyes a reçu le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte en 1960, il reprend le texte pour l’étoffer. Le travail est récompensé par le prix Nebula du meilleur roman en 1966. Si je n’ai pas vu l’adaptation réalisée en 1968 par Ralph Nelson, j’ai trouvé des similitudes avec Phenomenon (Phénomène) de Turteltaub avec John Travolta.

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Souvenir de lecture : Le dernier P.S.

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Audouchoc, Bulle de livre (Snow), Carnet de lectures de Iani, Chez Neph, Clair obscur (Endea), Dans ma bibliothèque (Roz), Hydromielle, La ronde des post-it (Lasardine), Lectures et farfafouilles (Edelwe), Lectures trollesques (PtiteTrolle), Le dragon galactique (Tigger Lilly), Les lectures de MarieJulietLes lectures de XapurLilyn Kirjahlly (Miss Spooky Muffin), Lire par Elora, Lis tes ratures (Lyra Sullyvan), Mes lectures de l’imaginaire (Olya), My inner shelf (Carole),  Petites madeleines (Faelys), Rêve général (J.a.e_Lou), Sous le feuillage (Lael),  Spocky qui lit ont aussi trouvé le chemin dans le labyrinthe d’Algernon.

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Defi valeriacr0Dans le cadre du défi Valériacr0, Valeriane a choisit pour ce premier mois « Des fleurs pour Algernon » car il avait été un coup de coeur pour elle ; sa chronique.

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Challenge SFFF.Challenge Jeunesse YA

Et contre toute attente, voici une petite chronique qui entre dans le challenge des chefs d’œuvre de la SFFF et aussi dans le challenge jeunesse – YA.

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Rond de Sorcière #31

10/02/2013 16 commentaires

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Le Rond de Sorcière me permet de vous faire découvrir tous les livres lus durant le mois ; notamment les petits trésors que je découvre sans avoir le temps de leur consacrer une chronique complète. C’est une sorte de compromis entre ma bonne conscience livresque et moi.

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Janvier 2013, c’est 2364 pages lues. C’est aussi la « sortie » de livres qui trainent en PAL et deux consommations immédiates (livres si tôt acquis, si tôt lus), « Le Rêve du Prunellier » de Rozenn et « Billy Brouillard : le chant des sirènes » de Guillaume Bianco. Depuis 2008, c’est « L’agneau » de Moore qui attendait sagement sur un rayonnage de ma bibliothèque, le dernier tiers d’ « Ayesha » d’ange aussi, depuis 2010. J’ai également deux livres qui ne sont à l’origine pas les miens mais que j’avais listés dans ma PAL après inventaire de fin d’année, « Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison » d’Arto Paasalinna et « La magnificence des oiseaux » de Barry Hughart.

Côté M.E.L., je me suis décidée à lister tous les Thorgal que j’aimerai rererererelire (pas moins de 40 tomes) et janvier se révèle être LE mois des acquisitions (des livres reçus en cadeau) mais j’attends les retardataires pour vous en parler dans un billet spécial.

Autre petit fait marrant : j’aime apparemment terminer/commencer l’année avec des valeurs sûres : 2010 avec la saga des Sorcières Mayfair d’Anne Rice (T1, T2), en 2011, Harry Potter et l’ordre du Phénix, tome 5 de J.K. Rowling (mon préféré), en 2012 « La séparation » de Priest et en 2013, « L’agneau » de Moore.

Janvier est synonyme de création de blog, avec une quatrième année révolue au compteur. C’est aussi le temps du bilan de lecture : j’ai kill-palé 125 livres en 2012 soit 29846 pages.

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Romans SFFF
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La mort d Ayesha T3 - AngeLa mort d’Ayesha (Ayesha, tome 3) – Ange
Plaisir de lectureetoile 4 Livre à découvrir
Chronique complète
Pour ce dernier volet, les personnages sont mieux campés sur leurs pieds, les secondaires prennent même de l’épaisseur. La trilogie laisse à réfléchir quant au pouvoir de la religion, de sa place et de ses limites. Nous sommes loin d’une fantasy classique ; ce dernier tome nous entraîne vers un peu plus de pessimisme où la question de la perdition de soi est au centre. Bien que les personnages soient un peu agaçants quant au revirement de leur caractère sur le tome 2, la saga mérite d’être lue car elle laisse à réfléchir. Attention, la fin est un peu frustrante (mais idéale)

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La-Magnificence-des-oiseaux-HughartLa magnificence des oiseaux – Barry HUGHART
Plaisir de lecture : etoile 4Livre à découvrir
Ce livre figurait parmi le top des livres acquis à lire de toute urgence ; et qui trainait seul et livré à lui-même sur un rayonne de ma bibliothèque sans avoir été lu ! (depuis plusieurs années) C’est maintenant chose faite. Il est bien dommage que je l’ai laissé de côté alors qu’il méritait amplement une consommation immédiate (livre aussitôt acheté, aussitôt lu). Ce livre fait partie de ceux où l’intrigue mène les personnages dans une quête ébouriffante, à droite, à gauche, avec son lot de surprises. Le tout est arrosé d’humour, un chouette moment.

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L agneau MooreL’agneau – Christopher MOORE
Plaisir de lecture : coeur notation Livre avec entrée au Panthéon
Chronique complète
Voici un second livre qui a stagné dans ma PAL sans raison valable, aucune. Autant te dire que c’était une grande erreur. Ce n’est pas faute qu’on m’ait poussé à la lecture. Peut-être attendais-je le moment idéal pour le rencontrer ? En tout cas, je me suis bidonnée tout du long. Et c’est un doux euphémisme. Christopher Moore s’évertue à raconter la vie de Jésus, ce laps de temps consigné dans aucune évangile, et croyez-moi, vous allez en prendre plein les mirettes. Je trouve le burlesque très difficile à transmettre ou à déclencher via la voie du papier mais l’auteur n’a pas plus rien à me prouver. Il signe encore un livre déjanté et on apprécie grandement le petit côté blasphématoire.

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Le reve du Prunellier Rozenn IllianoLe Rêve du Prunellier – Rozenn ILLIANO
Plaisir de lecture : etoile 4Livre à découvrir
Chronique complète
Rozenn est une personne « multi tâches » ou « touche-à-tout » et j’avoue que j’attendais son recueil avec une certaine fébrilité. Les nouvelles sont bien orchestrées pour nous emmener dans un univers complet. La mécanique est huilée, avec la cadence parfaite d’un métronome.  La lecture fait naitre une sensation « visuelle » où on se surprend à imaginer instantanément les personnages ou à imprimer les lieux sur sa rétine. Un tour agréable parmi les flocons.

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Au dela des ombres Thorgal SarnAu-delà des ombres (Thorgal, tome 2) – Amélie SARN
Plaisir de lecture :  etoile 5Livre fantas… tique
Chronique complète
Après le premier doute passé avant la lecture du tome 1 « L’enfant des étoiles », je savais que je ne pouvais que me régaler avec celui-ci. C’est avec grand plaisir que je replonge dans l’univers de Thorgal, intégrer le roman de Sarn c’est finalement comme s’asseoir dans un vieux fauteuil moelleux : on le connait déjà et on sait qu’on va passer un bon moment. Les personnages gagnent en épaisseur, nous avons davantage accès à leurs sentiments. L’histoire est racontée chronologiquement – en comparaison de la bande dessinée – et on y prend beaucoup de plaisir à accéder à ce monde fantastique.

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Livre illustré, bande dessinée et comics SFFF
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luniversfeeriquecoffretL’univers féérique d’Olivier Ledroit (coffret) – Olivier LEDROIT
Plaisir de lecture : etoile 5Livre fantas… tique
L’illustrateur nous ouvre les portes sur ces créatures mystérieuses, insaisissables et qui parfois, portent des noms que vos oreilles ont déjà entendus. Bien souvent elles apparaissent dans notre quotidien, comme si elles avaient vraiment existé. On y découvre la description des personnages mais aussi leurs traits physiques et leurs tenues : l’inventivité y est très grande et on est surpris par la foison de détails. Tout y est extrêmement léché et on aime contempler ces esquisses à la mine de plomb ou les illustrations à la gouache. Le petit peuple n’y est pas forcément gentil et la touche d’humour est indéniable – comme pour les jumelles de Cornouailles ou les cadeaux de Sam le Fossoyeur. Chaque livre dispose d’une double page magnifique et le coffret comprend aussi une reproduction d’une aquarelle.

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Billy Brouillard Le chant des sirenes Guillaume BiancoLe chant des sirènes (Billy Brouillard, volume 3) – Guillaume BIANCO
Plaisir de lecture : etoile 4Livre à découvrir
Chronique complète
Auteur et illustrateur de la série Billy Brouillard, on sent que Guillaume Bianco s’est éclaté sur ce nouvel opus. Ce n’est pas moins de 144 pages dédiées à une symphonie du monde de l’eau. Toutes les annexes à l’univers sont savoureuses, on aime à se perdre dans les extraits de journaux, les poèmes et les petites histoires. Le tout est illustré magistralement, quel plaisir ! On ne boudera pas non plus l’humour bien présent.

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Deuil et espoir Walking dead 15 KirkmanDeuil et espoir (Walking dead, volume 15) – Robert KIRKMAN & Charlie ADLARD
Plaisir de lecture : etoile 4Livre à découvrir
Chronique complète
C’est calme, très calme. Mais ce n’est pas la première fois que l’intrigue semble presque s’endormir le temps d’un volume. Mais méfions-nous des apparences (ou pas). Deux ou trois détails me surprennent mais dans l’ensemble, les événements sont attendus, suite logique de l’histoire. On lit et on attend la suite.
Livre lu en compagnie de Valeriane.

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Autres livres
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Le potager des malfaiteurs ayant echapee a la pendaison arto paasilinnaLe potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison – Arto PAASALINNA
Plaisir de lecture : etoile 3Livre sympa peu s’en faut
Chronique complète
Il y a de l’idée, c’est le moins qu’on puisse dire. L’auteur propose une version de société qui pourrait être crédible mais malheureusement, il ne fait que l’effleurer durant le livre ; préférant sans aucun doute s’amuser dans l’écriture et dans les petites péripéties inventées. J’ai trouvé que le rythme n’était pas assez soutenu, parfois un peu bancal au risque de perdre le lecteur. Le récit est dans l’ensemble positif et la touche d’humour légère mais présente.

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